En grec ancien :l’opportunité à saisir, l’instant T.

En juin dernier, j’ai passé 10 jours dans mon village natal d’Ardèche.
Dans cette maison familiale désormais vide.

J’ai toujours eu un rapport un peu schizophrénique à ce lieu.

Je reste très attaché à ce village, à ces terres, à ces paysages.
C’est puissant de grandir dans un village. En tout cas, pour moi, ça l’a été.

Mais dès l’adolescence, ce lieu et les horizons qu’il offrait m’a vite semblé trop limité à mes yeux. Plus tard, c’est la France elle-même qui me paraîtra comme un horizon limité.

 

Pourtant, nous avons tous besoin de racines. De points d’ancrage.
C’est peut-être ce qui nous permet, pour certains, de nous projeter loin.

C’est ce que dit d’ailleurs la fable de l’arbre et la pirogue, un conte malaisien.

 

J’aime toujours revenir dans ce village. Surtout l’été.
Et cette fois, j’ai compris quelque chose.

 

C’est le seul endroit au monde où je n’ai pas besoin de me présenter.
Pas besoin de dire qui je suis, ni ce que je fais.

Les gens savent. Ils connaissent ma lignée, mon histoire.

Et ça, ça crée un sentiment puissant l’appartenance.

Ce besoin de reconnaissance, d’être situé quelque part dans le monde, dans une mémoire partagée… on l’a tous.
Certains plus que d’autres, mais tous, à un moment donné, on peut en ressentir le manque.

Quand des provinciaux « montent à Paris », ils cherchent parfois leurs semblables.
Bretons, basques, auvergnats : les exemples sont connus.

 

Quand tu vis à l’étranger, ton identité française ressort plus fortement.
Quand tu es indépendant, tu cherches des personnes qui vivent comme toi.
C’est normal. C’est même nécessaire.

 

Cette semaine, une journaliste m’a interrogé sur le digital nomadisme, pour la BPI.
Et bien sûr, la question de la solitude est revenue.

Il y a mille façons de cultiver le sentiment d’appartenance :
Un lieu, une famille, un sport, une passion, une idéologie, une façon de vivre ou de penser.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un groupe d’entraide en Colombie.
Puis un groupe de responsabilité avec trois solopreneurs.
Et bientôt, je vais rejoindre un mastermind.

J’ai aussi cette idée en tête : créer une communauté pour solopreneurs créatifs.
Nomades ou non.

Mais ce village reste pour moi un ancrage.

Je sais que cette mémoire-là s’efface peu à peu.

Que je vais y devenir un inconnu à mesure que les anciens partent, que de nouveaux arrivent.
C’est la vie.

Mais ce que je retiens, ce que je veux te transmettre, c’est ceci :
 ne sous-estime jamais le pouvoir du sentiment d’appartenance.

Pendant un temps, je l’ai négligé.
Et ça m’a coûté.

Car c’est un levier majeur de notre santé mentale, de notre énergie, de notre stabilité.
Et donc, de notre capacité à créer, à avancer.

 

Et c’est encore plus vrai quand tu choisis un chemin différent :
Un autre lieu de vie. Un autre rythme. Un autre rapport au travail, ou à la vie

Quelques questions pour toi:

Est-ce que tu négliges ce besoin d’appartenance ?
– Comment pourrais-tu le nourrir davantage ?
– Qu’est-ce que tu pourrais rejoindre, créer ou reconstruire… ?


LU/VU…

Raindrop

Pendant des années, j’ai utilisé l’application Pocket pour y stocker mes lectures, articles à lire plus tard, etc.

Pocket fit partie de mon écosystème de prise de notes et de création, une sorte de 2ème cerveau. 

Mais, voilà, Pocket a fermé ses portes en juillet dernier. J’ai dû donc me tourner vers une alternative et j’ai opté pour Raindrop, qui est très proche. En moins jolie par contre.

Tu peux y importer ta base de données Pocket sans gênes, et ainsi retrouver ta bibliothèque personnelle.

En savoir plus


S’expatrier en 2025 : la Méthode pour quitter la France, sans te planter !

Une story Instagram à ce sujet ici !


Reçois les prochains articles directement !
En cadeau : un extrait de mon livre "Libre d’être digital nomad"

CITATION DE LA SEMAINE

« La sanction de la procrastination est la perte des espoirs et des rêves. » Tai Lopez

 

À samedi !

Fabrice